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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 18:21

 

Un grand soleil brille sur la neige laissée par la dernière tempête du weekend dernier. Cette semaine ça commence à sentir le printemps, comme ces jours où l'on abandonne pour la première fois son manteau à la maison, troqué pour une petite veste. Tout pareil, à ceci pres qu'il fait -5 à 2°C. Le soleil chauffe quand même et malgré le "froid" on se prend à sortir en T-shirt et à avoir envie de manger sur les terrasses! (oui un an au Canada fait revoir ses standards : -1° la veste remplace le manteau, 5° jupe, 3° Terrasse et envie de picnic, d'ici à ce qu'il fasse 10° on aura fait une garden party)
Ainsi s'en va l'hiver et arrive le printemps...semblerait-il moment idyllique. Sauf que la fonte des neiges et le réchauffement de l'air amène la grisaille, et paradoxalement la lumière vient à manquer. Après ces jours et ces semaines de soleil reflété par la neige toujours renouvelée, immaculée, la grisaille qui émane du sol comme du ciel provoque d'étranges réactions. 
Hier ce fut comme une tempête (Sturm!) : magnifique matinée, assombrie alors qu'après 2h de conversation téléphonique avec célia nous avons été coupées brusquement...effet grisaille, confusion, petite phrase qui tourne en tête "on est paumé à 20ans"...en effet peut être. Elan (Drang!): expressivité redoublée, visites spontanées presque absurde, des heures de Goethe...Noirceur : déception, fatigue, agacement...20h enfin une pause, répi, diner calme. Tumulte: danse (ceilidh en l'honneur de la soon to come St Patrick puis salsa colombienne), marche, soirée...PErdue à nouveau: la clochette sonne sur la même note "on est paumé à 20ans". Tant de visages, de danse, d'agitation, de rires, de mots, d'images...Alors que certains se laissent aller à une salsa de haut vol, je me recroqueville sur le canapé qq temps en proie à dix mille pensées et émotions contradictoires, autant de harpies pour ma tête fatiguée. Puis retour à l'agréable affairement: encore de la danse, de délicieux moments de blues, tout se calme, on s'y oublie. Complicité, amitié, sourires, les yeux et les gestes parlent. Moments privilégiés avec mon amie, la danse parle d'elle même, je conduis en douceur, douce voix de MAdeleine Peyroux (Between the bars, I look around,...). On en oublie ce coeur qui a tendance à se déchainer. La journée tumultueuse s'éloigne, les heures tardives de la nuit passe...à danser. Danse à huis-clos alors que les autres boivent et parlent fort à côté. Tout fardeau s'en va : la contrainte d'être dirigée par un autre, l'ambiguité liée à l'attitude vis à vis du garçon lorsqu'on danse le blues, la recherche du tempo et de la synchronisation...le message passe entre Anne et moi sans problème. Et puis nos cavaliers qui nous regardent avec un demi sourire, mi jaloux mi admiratifs que ça ne passe pas aussi bien avec eux. Ah ces filles! 
Je passe plus de temps à danser qu'en cours, c'est un second semestre déconstruit spécialisation lindie hop, blues, jazz, charleston, tango, avec passage de ceilidh, salsa...

 

                                                                       14h15, samedi début d'après midi journée plus calme, émotions apaisées

Par Chris
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