Après avoir dit bonjour, cest la question qui se pose automatiquement à Toronto. Pas parce que je suis moi même étrangère, plutôt parce que personne n'est d'ici.
Ceci n'est pas un article sur ces plaisants groupes d'étudiants internationaux qui rodent en bande dans les grandes universités du monde entier (et même les petites). C'est l'histoire de la
rencontre avec ces nationalités inhabituelles, ou ces personnages qui portent leur pays dans leurs traits comme une poésie écrite sur un visage.
PArce que à 24 ou 27ans, étudiants, le départ du pays est très récent. C'est là qu'ils ont grandi, étudié, décroché cette clé pour en sortir.
Avec les événements récents en Colombie, Santiago avait un air très soucieux. Chacun s'est mis à demander au Colombien ce qu'il en pensait. La peur que ça explose, que ça dégringole, que ça
sombre...De son bureau d'astronomie devant la fenêtre oùla neige n'arrête pas de tomber, la Colombie lui manque, mais les financements de la NASA et les bourses d'étude sont ici.
Autre pays autre histoire...Vous avez vu Persepolis? LE film vient de sortir ici, je dois emmener Majid. c'est ma seule connaissance de l'Iran. Et lui? il a 24ans et il est arrivé il y a un an et
demi. D'une famille qui ne lui a pas imposé la religion, il mange du porc et il danse. Mais à quoi ressemblait vraiment la vie là bas? Il paraitrait que les femmes iraniennes derrière les
voiles ont un regard qui en dit bien plus que tout décolleté. Il semblerait qu'adolescent là bas, à transgresser de vraies règles on a ce même sentiment de rebellion que lorsqu'on dépasse le
couvre feu d'une heure.
Ca semble très normal raconté comme ça. Au fond on se dit qu'on en fait tout un plat, qu'il y a une part de roman...puis on se rend compte que là bas il y a qqch pour lui de détestable, qui
laisse des traces. Un poids permanent, une cicatrice...Il a très froid au Canada, mais il n'y retournera pas...sauf si sa maman le lui demande. Et pourtant dans nos conversations, le moyen orient
est un paradis sur terre ; dans nos diners il y a un peu de cette tradition de l'accueil ; et dans sa bouche des mots qui chantent comme de l'arabe.
15h30, par mes rencontres je parcours le monde
Par Chris
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