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Samedi 15 décembre 2007

Depuis mon dernier message il ne s'est pas passé grand chose. 

(avant de commencer j'ai oublié de regarder de quand datait le dernier message...donc j'ai un peu de mal à continuer...on va imaginer qu'il datait de dimanche)

Lundi j'ai finalement fini mon fameux paper, explosant de 3pages le format demandé, je l'ai donc imprimer et déposer au prof avant mon exam. Sauf que à la porte du bureau, j ai constaté que mes 8 notes de bas de pages avaient été mangées par ma vorace imprimante. (c'est ça de réduire les marges quand on connait ma sa machine!). Donc je suis entréedans le bureau en tendant mon paper, l'ai mis dans les mains du prof et lui ai annoncé la mauvaise nouvelle. Il me l'a rendu en me disant de lui ramener demain. Bon...ça valait bien la peine de complexer pour mon retard! 
La suite, un ptit exam bien fou de "energy supply and use", puis un verre avec qq collègies. Mettez une troupe de vrais environementalistes autou d'une table, ça donne : la végétarienne (enfin qui ne mange que de la viande bio, parce que élever un boeuf c'est emetteur de carbone -élever un boeuf bio, c'est encore plus emetteur de carbon, mais bon...), le végétarien (vrai parce que la viande bio ça émet du Carbone et c'est cher), le mangeur de poulet (parce qu'un homme ça a besoin de viande mais le poulet c'est moins emetteur), et moi (mangeuse de viande, quand elle en achète et qu'elle se sent la manger ou que qqcn la cuisine poour elle, ou qu'elle la cuisine pour qqcn, bref pas grande carnivore. Beside, je me suis fait tapper dessus sur la question du nucléaire français, j'ai pas réussis à les convaincre de l'utilité de la loi Bataille -y crois je moi meme?). Bref conversations animées autour dun plat de crudités et de nachos (ça se comprend avec autant de végétariens ^^). 

MArdi c'était l'exam d'allemand qu'on pouvait écrire en anglais. Je ne me suis pas gênée...(plutot paradoxale, vu que les deux langues sont des langues étrangères pour moi). 
Une question un peu nulle sur Nathan der Weise de Lessing, puis un choix de trois mini essays, et des citations à reocnnaitre et expliquer. Très bateau sur la première, je suis partie en vrille sur la deuxieme "discutez l'autobiographie comme genre littéraire" avec 40000 citations d auteurs qu'elle ne connaitra pas je me suis beaucoup amusée (dans les choix il y avait une question sur le mur de Berlin, mais je lui avais déjà fait mon délire sur l'hyphenation - qu'elle avait adorée- donc j'ai pris le risque de délirer sur autre chose). En fin les citations...une dizaine, 3 à reconaitre. Lorelei, Erkönig und Verwandlung. C'était Miam! J'ai vraiment apprécié cet exam, à se demander pourquoi je fais pas de la littérature, mais bon, je sais pourquoi. 

Mercredi, test de globalization and environment, lecours d'anthropo. Complètement tordu!Apprendre par coeur des listes et des listes de noms, de concepts, et surtout leurs liens au cours, encore plus tordus que le reste. Je m'en suis sortie je pense, mais le lien entre Malthus et Mcnamara, je vois toujours pas! Enfin bref, un peu d'improvisation, quelques inventions, beaucoup d'imagination... 
L'après midi, j'ai fini Breakfast at Tiphanny's et je n'avais plus rien à lire, et pas d'étagères à disposition. J'ai entrepris la mission Bookstore, avec  5 livres et leurs auteurs à acheter...Mais non! Rien trouver! J'ai eu envie de faire un scandale,parce que c'était ma 3e visite vaine dnas ces deux bookstores autour de chez moi et j'avais vraiment besoin d'un livre. Je suis rentrée chez moi bredouille. En arrivant j'ai réalisé que j'aurais pu louer un film, mais il faisait trop froid trop noir, trop fatigué pour re-sortir. Donc à la place, j'ai passé une soirée décadente...à ne rien faire! 

Et depuis jeudi, je vis la vie la plus saine du monde : deux heures de lecture pour mon exam de lundi, natation, déjeuner, 3à 4hde bibliothèque, puis sortie (soirée, film whatever). Ca fait un bien fou!



                                                        20h15, de ma cuisine où cuisent les "best cookies I ever had(dixit shayan), pour la potluck party de ce soir

Par Chris
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Dimanche 9 décembre 2007
...par maman Bakhache. 

Ceux qui m'ont connu en cours, ou qui m'ont écrit des lettres, ou qui n'ont que reçu des lettres (ceux là je les aime plus, na! :P) savent que j'écris au stylo plume. Mais alors pas seulement pour enjoliver les lettres, ah non! Lauren témoignera : j'aime tellement écrire au stylo plume que je dessinais des lettres avec ma plume pendant les longues heures de latin du collège. 
Lors d'une de mes premières visites au bookstore de l'université, j'ai cherché des cartouches, ayant eu la bonne idée de vider ma trousse avant de partir. Je cherche, cherche, dans tous les rayons...pas de cartouches. Bon! Je m'en vais me perdre dans les livres avant de reprendre mes recherches acharnées. Finalement en bas tout au bout du rayon qui présentent des variétés de stylos bille, surligneurs, feutres, crayons, gommes, règles, calculatrices, agrafeuses, post-it, étiquettes, colles, ciseaux, trombones, à n'en plus finir! je trouve une boite..de 6 p'tites cartouches d'encre bleue pour la modeste somme de 4$. .... 4$!!!!!! Non mais ils sont fous! Moi j'écris pas une semaine avec 6cartouches! Adieu ma plume, j'ai même écris qq lettres au stylo bille, pris mes notes au crayon de bois (ou à l'ordinateur), pour économiser mes 2 cartouches importées pour les xamens. C'était sans compter les mid-terms, et autres tests d'histoire des sciences, qui vous demande des tartines sur Harvey et Descartes, Boyle et son conflit avec Hobbes, Kepler, Galilée et d'autres qui regardent vers les étoiles...Bref tartines encore!  Avec tout ça me voici en panne sèche...d'encre! O rage, o désespoir! Me voilà à communément barrer ce que je veux reformuler au lieu de l'effacer pour réécrire. 

Alors il fallait trouver une solution...Et la solution c'était une petite enveloppe qui devait etre envoyée de France avec les cartes du ROM (Royal Ontario Museum). J'ai donc demandé à maman d'y glisser qq cartouches pour subsister jusqu'à la saison nouvelle. LA maman est trop généreuse, là est son moindre défaut. "Que voudrais tu ma chérie que je t'envoie avec" dit-elle à cette capricieuse. Mmmm je ne sais pas...ah si! J'ai perdu les effaceurs qui vont avec l encre effaçable :D 

Alors maman a envoyé un colis, elle me l a dit lundi. "J'ai pas mis de chocolat...y a rien dedans...il fait juste un kilo" Quoi?! Un kilo de pas chocolat?! Jamais j'écrirai TOUT ca! 
Et aujourd'hui en plein coeur de mon adoré paper (si si le même commencé le weekend dernier), je m'interromps pour aller chercher le colis. Pour une raison obscure il avait été laissé dans un bureau de poste inconnu, plutot loin. Obligée de faire une pause et de ma balader dans une rue peu connue. Je m'offre une heure et demi de détente à flaner (parce que je ne trouve pas le bureau de poste dans le centre commercial), je m'offre un déjeuner, bref une VRAIE pause. 
Puis je rentre à la maison avec ça : 
IMGP0292.JPG
QUe je déballe avec fièvre (et peine : y en avait du scotch!) pour y trouver : TOUT CA!!!!!
IMGP0294.JPG
Des petits chocolats, une saveur du pays, un pass illimité pour des pauses "culture", un peu de sagesse, de l'encre et ses effaceurs, une pincée de gentils mots, un gros paquet d'amour!

Alors j'appelle maman, pour la remercier, on bavarde...J'appelle GG et MAch et Thalie et Huong, le téléphone passe de main en main, j'entends toute l'activité de la cuisine qui s'activpour un autre de ces repas conviviaux et savoureux (et exotiques!). Wahou! De quoi recharger les batteries à distance! 

Alors à maman encore merci, et aux autres aussi.

                                                                                                   21h, sur le chemin des révisions (enfin!), apaisée


Par Chris
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Samedi 8 décembre 2007
...il fallait que ça arrive :


- les nerfs qui lachent
- les larmes qui reviennent
- la solitude qui pèse
- le paper en retard
- les révisions non commencées
- les gens qui déçoivent
- la fatigue qui mine
- les nuits blanches de travail qui s'enchainent
- les journées de travail qui les suivent
- la perte de toute activité autre que dormir, travailler, manger...dont deux en très faible quantité
- les yeux qui gonflent de sommeil
- les crises de petite fille
- les flash-back nostalgiques
- les attentes non comblées
- les idées folles
- les boites aux lettres dont le vide est source de désespoir
- les reproches bien placés
- les doutes ressucités
- les signes du stress
- les insomnies
- les refus 
- les choses auxquelles on doit renoncer pour des raisons détestées
- les aspirations autres

                                                   à 23h45, tout ceci vient de débarquer dans mes qq m², il faut les héberger jusqu'au prochain cargo émotionnel lundi soir
Par Chris
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Lundi 3 décembre 2007

Il fallait que ça arrive...

Avec des températures systématiquement en dessous de zéro, l'eau a changé d'état : tantot pour donner une jolie poudre blanche, tapisde neige qui amortit les pas; tantot pour jouer des tours en se transformant en flaque gelée qui crisse et qui glisse. 
La neige est tombée samedi soir, recouvrant tout d'une couche de 20 cm. En rentrant chez moi à 1h du matin je sautillais, bondissais, virevoltais, me mettant dela neige à peu près partout. Le dimanche après midi, on a fait de la luge sur les marches du porche de la maison de JB. Je suis arrivée juste après la décapitation du bonhomme de neige. 

Mais il fallait s'y attendre. Le paradis blanc ne dure pas toujours.Et le termomètre nous gratifiant d'une pluie froide par 1° dimanche soir a rendu le chemin du retour mouillé et fondu. Là ça allait encore, de toute manière je m'étais roulée dans la neige en descendant de la luge, et ce n était pas qq litres d'eau en plus absrbés par vetements qui me faisaient peur. 

Alors en revanche après il faut considérer le lundi matin...Température annoncé : -6 à -2°. Brrrrrr faut se couvrir! Collants sous le pantalon, chapeau, non lavage de cheveux le matin (pour pas commencer la journée avec de la galce surla tete), écharpe, pull, manteau, gants...non pas gants!. Enfiler tout ça en 1/4 d'h parce que c'est lundi matin, qu'on a pas envie de se lever, de commencer une journée, une semaine placées sous le signe "vite vite finir un paper pour commencer des exams"...Bref les cours étant si intéressants qu'ils me tirent du lit, je finis par sortir toute emmitoufflée, juste un peu en retard.
Le un peu en retard devient vite très en retard. Parce que les 20cm de neige sur les trottoirs, rendus irréguliers et abruptes parles nombreux passages, ont gelé!C'est tellement gelé qu'au lieu de se casser sous le poids des passants, ça fait mal aux pieds au travers des chaussures. 1ère étape passée, les trottoires non déblayés de Madison. La 2e étape consiste à remercier la providence d'avoir mis sur la moitié de la rue un hotel et un pub qui par mesures commerciales déblaient parfaitement leur trottoir. Un petit signe de tete àla résidence étudiante du coin de la rue au trottoir sec, aux nombreux cafés..L'allure change, on peut marcher bien plus vite. Des ptits bonds pour atteindre le passage piétons en évitant la boue noir et glissante repoussée par les voitures dans le tournant. 
Les trottoirs de la troisième étape ne sont pas blancs...c'est bon signe! On garde le rythme ptetreque je serai à l'heure! 

sauf que...les trottoirs de Trinity College ne sont pas blancs..parce qu'on en a enlevé la neige...mais pas le verglas. A mes dépends (par une jolie chute absolument irrattrappable et digne de Video-Gag) je comprends que ce n'est pas de l'eau mais une fine pellicule deglace la plus lisse possible qui donne cet aspect mouillé aux trottoirs. Les fesses un peu mouillées et douloureuses, je reprends ma marche de grand mère (en parlant des grands mères...elles se débrouillent bien mieux que moi en fait. elles tracent dans les rues, toutes avec les mêmes bottes, elles ont pas froid aux yeux les grands mères canadiennes!). Avec qq acrobaties encore mais sans nouvelle chute, j'arrive enfin au Larkin Building, avec juste 5min de retard, et une très bonne excuse qui les a tous fait rire "Sorry to be late, I discovered canadian ice this morning".


                                                     17h45, bien au chaud dans ma ptite chambre, dans un magnifique élan de non motivation d'écriture de mon paper

Par Chris
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Samedi 1 décembre 2007

...qqcn a googlé halloween+sociologie. 
Fallait le faire quand même. Chapeau! 
pssst C'est qui?

                                                                 20h, A la fin d'une journée sous la neige, oui oui oui oui! :D

Par Chris
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Mardi 27 novembre 2007

(aka Chicago!)

1° L'épopée du premier jour : 
                           "Je m'en allais les poings dans mes poches"...glacés
L'agitation de la gare routière de Chicago au petit matin. Il ets 6h30, le bus a eu du retard. "Tant mieux je ne réveillerai pas Guillaume aux aurores". Je demande où je peux trouver un taxi à une employéede l compagnie de bus "Out there, but be careful take the number of thecab, you're too young to trust anyone, take the number of the cab".
Peut être insouciante, plutot impatiente, je saute dans le premier taxi trouvé, lui donne l'adresse que j'avais notée et reprends donc la route, en plein coeur de la windy city. L'aube commençait à poindre sur les immeubles, onétait dans ces heures du matin entre "loup et chien" ( comme a dit...qui a dit ça? ). On longe le lac qui dans le froid glacé et nocturne et cette pénombre inquiétante paraissait menaçant avec d'énormes vagues avalant de vagues rochers seules irrégularités de la grêve bétonnée. Ce n'était pas un lac, c'était le plus infini des océans. 
Mon taxi driver n'avait pas l'air très sur de son chemin. Je lui ai donc dit de me faire descendre au niveau des numéros 20** de sheridan road, mon papier disant "2035 sheridan road". Après avoir constaté que mon portable ne fonctionnait pas, je me mets à la recherche du 2035, Bobb Hall. La neige se met à tomber, de gros flocons. Je marche...tourne...cherche..;refléchis...no 2035. Personne pour demander non plus : thanksgiving morning sur un campus ou l'expérience de la ville fantome!
8h...décidément ce batiment n'existe pas il y a le 2033 et le 2037... mais pas de 2035. De plus dans cette zone sur lescartes le Bobb Hall n est pas noté. Il fait un peu froid quand même. J'ai faim. Faut-il commencer les rationnement des trois cookies qu'il me reste? 
Retour vers une carte du campus. Cette fois on cherche sur tout le campus : Bobb Hall building, bobb hall...bobb hall...bobb hall! PAr là avec les résidences universitaires! Adresse : 2305 Sheridan road! Tiens...serais je dislexique? Il fait vraiment froid, il faut souhaiter que ce ne soit pas trop loin...JE réajuste mon sac sur mes épaules, je bois ma dernière gorgée d'eau,et je prends le chemi du Bobb. 
Je me perds un peu, fais demi tour, encore un truc illogique dans les numéros. Finalement je trouve le bon chemin, m'enfonce sur les pelouses qui crissent, craquent, et dégèlent sous mes pas. 
2303...2307...What the fuck! Where is the 2305???!!!!!!!! Retour à lacartedu campus once again. Il est 9h. bon...je repère précisément le 2305 qui n'est en effet pas entre le 2303 et le 2307, mais derrière le 2307. Bobb Hall! Finally! Je passe la première porte du sas...la deuxième est fermée à clé...Bon il fait un peu plus chaud ici, alors je peux attendre queqqcn sorte. Je n'attends pas trop longtemps, un petit 1/4 d'h.Je pénètre donc dans l'entrée chauffée du Bobb. Là la porte des escaliers aussi nécessite une clé...il y a une chaise, j'ai mon livre, bon je peux attendre. 
L'idée c'est que pour entrer il va me falloir qqcn qui vienne du 4e étage... peu probable qu'une telle personne se présente. Alors ce qu'il me fautc'est mendier un portable pour appeler guillaume ou attendre que lui descende en s'inquiétant de mes 3h deretard. 
Une première personne passe et me refuse son téléphone (ah oui j'ai oublié de dire qu'il n y a pas de cabine téléphonique sur le campus de Northwestern University). Un peu plus tard une deuxieme personne passe. Je luie xplique mon problèe, elle reconnnait mon accent, se doute que je suis amie des "french people"...et me donne son téléphone. 
Guillaume réponds avec une voix endormie. "ok je descends" Ile st 9:30. Je le laisse se recoucher, m'endort moi aussi sur mon livre (Crabwalk de Gunter Grass...bof!)
Vers 11h ou plustard je ne sais plus on décolle du campu, avec Guigui et les autres pour retrouver Clement Jude et Hélo ainsi que Rashana, la copine de Clément, autour de qui il a gardé le mystère^^

2° Downtown Chicago : voyage dans la global city : la folie des hauteurs!
Qu'est ce qu'il y a à voir à Chicago? La ville elle même, sa galerie d'art, son blues, ses magasins...mais d'abord la ville elle même!
C'est comme à Toronto : de grandes avenues droites, à perte de vue, jusqu'au lac. Mais avec une architecture mégalomane et esthétique (plus ou moins) qui rend tout petit, et qui donne le vertige. entre ces gratte-ciel le vent se faufile ajoutant à la sensation d'immensité. Alors bon...ça ne sert à rien de décrire plus, il faut voir les photos, ou mieux il fuat y aller. Ca n a rien à voir être un touriste en amérique du Nord et être un touriste en Europe. Cest à peine si ici le routard sert à qqch. Des monuments à voir, pas tant que ça, juste des avenues à suivre : Michigan avenue, le pont qu'on passe obligatoirement, le millenium park et son giant bean...le tout est lumineux, fait de surfaces réfléchissantes, couvert de décorations de Noël...
La galerie d'art de Chicago estremplie d'un bon nombre des plus beaux tableaux de peintres...européens.Plutot Enjoyable, bien que cela  fasse regretter Paris! Piètre amatrice d'art que je suis, je ne saurais rien dire d'autre que "il ne faut pas passer à Chicago sans la faire". 

3° Chicago : sommet scubien de l'année
Et oui l'amérique du nord détiens le record des scubiens rassemblés en un même lieu. Wahou, ça fait un bien fou! Les autres dirons comme moi : de se retrouver, avec nos souvenirs partagés, notre amitié à toute épreuve, nos délires communs, notre ségrégation involontaire du reste de pipo, avec nos histoires qui continuent ou qui se sont terminées, avec nos personnalités qu'on connait pour de vrai...Puis j'ajouterai que ç fait du bin de se retrouver à parler françai, à ne plus chercher ses mots pour exprimer ses vraies idées (au lieu de l'idée exprimée banalement et de fait rendu banale et impersonnelle par le vocabulaire limité en anglais). Enfin...en arrivant seule dans le froid, je me disais "au tiens peut être que je vais réussir à regretter un peu Toronto", un dizaine d'heure plus tard, Toronto n'était plus présente qu'au travers de l'idée tant redoutée du retour, des aurevoirs, et du travail à faire.
Bon quand même à mon retour j'étais heureuse de revoir Casey. Mais là le problem set à finir, le paper à écrire, et autres activités en -ir n'ont rien pour me réjouir! Jecontinuerai bien à voyager comme Héloise,allant de chez Judith à chez Clément...ou moi je ferai plutot de chez Maud à chez Sandrine, pour ensuite passer chez Célia, revenir par chez Thomas et atterrir chez moi...



                                                              14h30, Trinity College Library (celle avec les feux de cheminée), avec l'envie d'être ailleurs.





  PS : petit jeu j'ai une citation pour vousqui a accompagné mon voyage, vous connaissez la provenance? 
"let us be lovers. We'll marry our fortunes together.I've got some real estate here in my bag. So we bought a pack of cigarettes and Mrs Werner's pies. And walked off to look for America"

Par Chris
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Mercredi 21 novembre 2007
Outre une reprise de l'Ode à la Joie par Bright Eyes, c'est bien l'humeur du jour! Je prends la route ce soir, dans un car qui va mettre une dizaine d'heure sur les highways pour m'emmener à Chicago! Et qui va aussi m'emmener voir Clément, Guillaume, Judith, Héloise, unecertaine Sarah que je ne connais pas mais qui étant une cop' de Béa est surement très gentille (les amis de mes amis sont mes amis). Le plus gros sommet scubien de l'année si je ne m'abuse. 

Je vais traverser Toronto sous la pluie torentielle du jour, repousser la frontière canadienne (Lescure, 2007 ^^ je cite à l'américaine ça y est), contourner les grands lacs, mettre cap plein sud, et arriver à Chicago avec la neige au petit matin!

Hasta luego amigos!!!! 

                                                   11h15, sur les chemins de la bohème américaine, entre global cities highways and myth of border!
Par Chris
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Lundi 19 novembre 2007
[Fond musical conseillé : les gentils monstres de Dionysos Giant Jack’s Theme, Giant Jack, Mon ombre est personne, le Sanglophone, Midnight Letter]
La fatigue s’abat sur vous…elle vous cloue au sol ! Plus rien ne bouge…
Puis c’est le froid qui s’engouffre. Pas le froid du jour, qui mordille gentillement, pas celui de la lune, qui pâlit lentement, celui de la nuit, le froid glacé des anges qui sont tombés, qui s’étend sur un cimetière d’étoiles cassées. Le froid du Noir !
Il cogne à la porte, l’enfonce et la tire…A chaque rafale plus fort ! Les gonds grincent, bruit menaçant…Cogne, grince, cogne, grince, cogne, grince…
Pétrifiée ! La fatigue a gagné. La lumière chaude s’éteint, ne reste que la nuit. Longue longue nuit sans Lune. Les heures tournent, tournent, tournent, tourbillonnent, des heures de nuit nuit nuit noire. Le rusé froid s’est tu, il susurre mielleusement sous la porte, autour des fenêtres, sa litanie est un sésame, aucun mur ne lui résiste…Il siffle, souffle, s’enfle, sort…s’en revient. Circulant lentement, pique, glace, frappe, brise, sèche, poignarde, met en pièces.
L’ombre démesurée croque le jour, elle grandit chaque nuit, mange des heures de jour à chaque repas…Claque sa machoire gigantesque sur les dernières heures de lumière, broie du jour quand je broie du noir. Noir prend le dessus sur Jour. Il est jour mais…il fait noir ! L’ombre ressemble à un arbre mort. Ses branches d’effroi se plient vers moi.
Ombre et brouillard avalent le monde, engloutissent les étoiles. Frisson d’effroi, la branche a bougé ! Gémissement de peur, le vent a hurlé ! Hurle, bouge, hurle, bouge, hurle, bouge, hurle !
C’est baillonnée par la fatigue que je traverse le soir…errance, absence, macabre danse. Le fardeau d’épuisement persistant emporte par son poids la tête vers le sol. Plus bas, plus bas, plus bas, l’échine se ploie. Tout pèse si lourd…plus que…les mots…pour...s’envoler !
 
                          21h30, impression fantastique d’une fin de journée qui traine en longueur, dans un conte pour enfant.
 
Par Chris
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Vendredi 16 novembre 2007
ou expérience de simple gens? 

Life on the hyphen, writing on the hyphen. J'ai découvert ces expressions en cour d'allemand (qui est malgré qq doutes bien un cours de german litterature). The hyphen c'est quoi? Un espace-temps, un concept, un lieu imaginaire, une frontière, et en même temps un lien entre deux mondes. The hyphen c'est le mur de Berlin, la sensation entre exil et "trahison" d'un intellectuel cubain vivant aux Etats-Unis, c'est le libanais vivant en Syrie, c'est Isabel Allende, Monika Maron, ça pourrait aussi être Toqueville, ou tout sentiment d'écrivain en exil. 
The hyphen, ça signifie en fait le trait d'union. Au sens figuré, c'est le troisième lieu conçu par la dialectique de celui auquel on n'appartient plus, et de celui auquel on n'appartient pas encore. Le signe de ponctuation est utilisé pour joindre des mots, et séparer des syllables. C'est assez représentatif de la fonction de l"hyphen construit par l'auteur. Joindre et séparer...une commune séparation...c'est comme si le mot frontière était un oxymore à lui tout seul! (lieu commun peut être? ça vient de me traverser l'esprit)

La définition formelle de ce concept, telle qu'elle est donnée par sa créatrice,  rend ça :
"A hyphen simultaneously separates and connects, contests and agrees. it creates new dialect(ic)s and need an alternative space, a third geography. This third space can be figured as a terrain (of) writing" A.Seyhan

Bon on s'accordera sur le fait que je me suis un peu approprié le concept, j'ai vraiment du mal à ne pas transformer ce qu'on m'explique. ALors pourquoi je lui porte de l'interet à ce concept? Ca va faire une semaine que je muris cet article dans ma ptite tete, et à ce point de son écriture je suis à cours de théorie, donc qu'estce qui m'a donné envie de l'écrire? Je n'irai pas proner que je vis moi même une "hyphenation", ce serait prétentieux, d'autant que de moins en moins je me sens exilée, et cette vie se construit. Mais j'aime les oxymores, et l'hyphen m'a semblé être la parfaite représentation  de cette unification de termes opposés. Ce mot se pose sur un concept déjà identifié, mais pas nommé. Et en fait mon envie est de l'utiliser à plus grande échelle : une tierce géographie, une tierce relation, un tiers chez-soi...Tout peut être "hyphenation" si on considère que chaque chose construite est le fruit de la rencontre et séparation entre ce que fut son précédent et de ce qui compose la nouvelle. And all this boils down to...une opposition que je n'avais jamais vraiment su exprimer à ceux qui me disent qu'il ne faut pas regarder vers le passé! Il me semble que c'est se cacher la vérité que de penser que nos achievements sont parfaitement indépendants, comme dans une série de tirages avec remise en proba. L'hyphen dépasse certes la basique comparaison, mais il assume aussi l'existence du précédent. La synthèse n'est pas faite de matériel coming out of thin air, mais bien de matériel venant de chaque coté. En écrivant on the hyphen, en se plaçant par exemple dans l'espace virtuel créé par le mur de BErlin une fois tombé, on ne nie pas l'existence de la DDR bien qu'elle n'existe plus, on l'intègre à l'entité unifiée de la BRD. Continuer à fêter l'unification allemande, en avoir fait la fête nationale, c'est donné une existence à ce tiers espace, et reconnaitre l'opposition la division qu'il y a eu pour l'intégrer d'autant mieux à l'unité. 


[Ziouuuuuuuuuuuuup! Je divague...On m'a toujours dit "il faut savoir comment ta phrase, ton texte va finir avant de commencer...Caramba, encore raté! Tant pis, je continue] 


"Drum" à l'Est ça voulait dire l'Ouest, "Drum" à l'Ouest ça voulait dire l'Est. Et quand ni l'un ni l'autre n existait, "Drum" signifiait une chose différente selon qu'on était de l'Est ou de l'Ouest, mais on the hyphen ça doit juste vouloir dire hors du tiers espace, non? Vous pouvez essayer de développer l'exemple pour une relation amoureuse (le "lui" et l' "autre"), pour un foyer,...ces choses que l'on apprend à aimer, à soutenir (dans le sens "make sustainable")...et qu'on oublie jamais.

                                           16h, écrit hier publié après accord de ma censeuse/éditeuse, devant le ciel qui a neigé toute la journée
Par Chris
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Vendredi 16 novembre 2007

...Que l'eau des pates [EDIT] bouille, que j'ai l'approbation de mon éditeur pour publier l'article que j'ai écrit (lol), et pour vous mettre un peu à jour de ma ptite vie. 


Déjà constat d'hier : je suis contente. Sur le contente-o-mètre, je suis pas au maximum, ni à mon plus haut niveau (je suis tellement optimiste que malgré tout le bonheur que j'ai déjà vécu, je n'estime pas avaoir atteint le maximum, vous imaginez?!), mais bien plus haut qu'il y a un mois, bien plus stablement, bien plus mieux en bref ! 

Je sais pas trop si je dois me poser la question à quoi c'est du, puisque une fois lescauses identifiées je pourrais commencer à les critiquer, relativiser, et surtout risquer de les voir s'écrouler ce quie st mauvais quand on pense quec'est ça qui nous rend heureux.  

Mais bon pour ne pas faire dans l'analytique le plus simple c'est de décrire le contexte dans lequel m'est venue cette pensée, c'est à dire cesderniers jours. 

AVant avant hier je m'ennuyais un peu toute seule chez moi après les cours, je sortais d'un test dhistoire des sciences ma foi plutot réussi je pense, et je n'avais pas envie de travailler. Alors prenant au mot Casey qui m'vaait dit que j pouvais venir le voir à l'OCAD (son école : Ontario College of Arts and Design) je me suis mise en route. J'ai passé l'après midi dans le woodshop (comprendre atelier où ils travaillent le bois) à regarder des designers un peu drôles fabriquerdes chaises pliantes un peu folles. J'ai aussi redécouvert la pyrogravure...ma dernière expérience datait du CE2, et je ne me suis pas améliorée! Enfin c'était drole, futile, no-worry-ful...J'ai aussi un peu travaillé.

Le lendemain je suis retournée au même endroit mais cette fois parce que j avais été appelée à la rescousse. On a mis en place un théorie taylorienne de production de joints de chaises pliantes parce que Casey y avait déjà passé les 3 derniers jours. Puis j'ai commencé et fini ma "letter to the editor" pour vendredi (plutot incendiaire pour les articles parus dans la presseanglophone sur le rapport GEO4, si qqcn est intéressé j'ai cumulé qq articles + l'article du monde de H.Kempf sur le sujet, le fossé est énorme!). Un bon défouloir! Retour un peu tardif, OCAD fermant à 1h du mat' et les designers étant tous des archarnés du travail (enfin surtoutcets dur à ramener à la maison des planches de bois et tout ce qu'il faut pour les découper). 

Donc voila voila!!! Loisirs et boulot font bon ménage!ETpuis à ça on peut ajouter les bonnes notes (sauf une...hum ce fameux test d'enrgy supply and use était bien aussi dur et raté que prévu), les amis qui commencent à émerger ici, qui sont tjrs là d'avant, les mails delavaux/gobert, les bébés et la maman qui sourient, les fraises en novembre (hum hum, je susi environementalement condamnable), les crepes au nutella,... Brefouille! La vie est belle, n'est-il pas?!
       
 

                                21h, hélas pas du woodshop d'OCAD, avant de commencer ma transformation en négociateur sud-africain de la conférence de Bali

Par Chris
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