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Mardi 5 février 2008

...ou petite leçon d'histoire des sciences par Christelle Bakhache. 

Je suis très heureuse de vous voir réunis ce soir pour ce colloc de dernière minute organisé en l'honneur d'un essay tout juste écrit et rendu sur le sujet "discuss the significance of the development of new instruments in the chemical revolution". Suite à une conversation tendue entre notre orateur du jour et son professeur sur ce sujet, ce dernier a eu la grandiose idée de mettre la question dans le test. 

Je vous exposerai ma thèse et ses conséquences dans un essay sans plan et sans partie, comme je les sais si bien déconstruire. 

Il fut dit dans les cours d'histoire des sciences que le role des instruments dans la révolution de la chimie des 18e et 19e siècles avait été trop longtemps négligé, et que c'est l'absence d'avancées technologique qui a retardé la révolution dans le domaine chimique alors que depuis Galilée les nouveaux instruments étaient autant de fouets qui claquaient sur le dos des chevaux du char Physique. Cette thèse voit donc dans le dévelopement du gasometre de lavoisier, ou de la "pneumatic through" (demandez pas la traduction je sais pas) l'élan qui était nécessaire à la sortie de la chimie de son carcan de science non-baconienne, non-empiriste, non-scientifque, entachée par son ancetre l'alchimie et instrumentalisée par son maitre la médecine. 

La thèse que j'ai défendu dans cet essay (thèse développée, écrite et assumée en 20 minutes) est toute autre. La théorie qui prévalait parmi les chimistes de l'époque, Phlogistan chemistry, laissait des questions sans réponse. En aprticulier une, sur le gain de masse de certains corps chauffé (alors que la phlogistan theory explique que le chauffage libère du phlogiston = perte de masse). C'est le désir de répondre à ces questions sans réponse qui a, à mes yeux, poussé les chimistes à l'exigence quantitative. A peser, mesurer les réactifs et les produits à l'aide d'une balance -instrument vieux comme le monde et à l'utilisation simple- ils se sont rendus compte qu'il y avait des gains de masse ne venant ni des solides, ni des liquides mis en réaction. Alors il a fallu chercher ce qui pouvait contribuer àla réaction et y amener de la masse. C'est là et seulement là que la pneumatic through fait son entrée, permettant d'identifier la production de gaz lors de certaines expériences, de les isoler et de les caractériser. Voici donc un nouvel instrument, mais qui entre en scène bien après qu'on aie commencé à regarder du bon côté et surtout à faire entrer la chimie dans les standards de la science de l'époque. C'est l'exigence quantitative qui a amené le  perfectionnement et le développement de nouveaux instruments de mesure (en particulier  de mesure de ce nouveau type de coprs : les gaz). C'est là que le grand Lavoisier peut développer son attirail de guerre au nom de l'image de la grande Chimie et fournir cette Dame en instruments chers, innovants, et compliqués pour partir avec autant de fouets à la poursuite de la si scientifique Physique Newtonienne. Gasomètre, balance précise, mesure de calorique...Le bal des instruments est ouvert pour satisfaire à l'exigence quantitative qui est venu avec la révolution théorique et le coup d'oeil ingénieux aux petites bulles qui s'échappait du tube à l'essai de notre bon vieil alchimiste, iatrochimiste et pairs...


                                          15h15, sur mon lit, à me demander combien de temps cette fertilité intellectuello-dérangée va durer.

PS: suicide académique parce qu'ils attendent une récitation du coursdans ces essays...

Par Chris
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Jeudi 31 janvier 2008
Comment conjuguer le conditionnel au futur?" (Forum de Pavés, asso loi 1901 basée à sciences-po pour plus d'info => http://paves.scpo.free.fr )

Je pique cette phrase du forum, mais pour des projets bien différents, plus égocentrés ou personnels si on veut enlever la connotation négative du concept. 
Comme le dit Vyvy depuis qq jours sur msn : "et c'est reparti pour un semestre!". Le démarrage sur le plan académique a été très lent pour moi. Mais là en même pas 24h, tout s'emballe! Les livres à lire, les sujets de papers, les travaux d'écritures. Alors ce message pour dire que certaines choses devront attendre : des lettres surtout, qui elles mêmes sont conditionnées par le temps nécessaire pour finir le livre de Millet, donc vous l'avez compris, ma littérature attendra elle aussi.
Qu'est ce qui peut bien passer avant ça? Le sobligations bien sûr, mais surtout quand elles se mêlent à des projets de plus long terme. D'une pierre deux coups! Il me faut lire du Latour avant le stage, puisqu'il semblerait qu'il manque bien qq concepts, ou au moins leurs noms dans le jargon. Très bien, si tôt recommander, si tôt fait! Je suis allée me perdre dans le rayon science studies d'une des bibliothèques et j'en suis ressortie avec bien sûr "Les petites leçons de sociologie des sciences" de B.Latour, mais aussi : deux pistes de sujets pour mon paper d'ecological worldviews, incarnées par le "Pasteur" de Latour et "Le Golem" de Collins. j'ai ajouté à la pile "We've never been modern", just in case. 

L'idée? Il semblerait que le livre de Latour traite Pasteur exactement dans la logique de ce cours : le travail d'un notable d'une époque, reflétant une vision du monde, une transformation de cette vision, ou se plaçant à la source du développement de notre vision du monde.En bref un homme conscience de son temps et de son paradigme culturel et scientifique. Louis Pasteur ressemble à ce portrait, non? A vérifier : à lire! Et à compléter par des primary readings : ce qu'a écrit Pasteur lui même.

Le seconde idée bien plus drôle, bien plus métaphorique, bien plus folle. "The Golem : what you should know about science".Idée folle :  "Normal, Collins il est fou!" -je cite qqcn, d'autorité reconnue pour moi élève en la matière, dont je tairai le nom, cette position n'étant peut être pas la position officiellement adoptée par tout callonien qui se respecte (pour les non-initiés : Callon avec Latour c'est un des grands sociologues des sciences actuels). Le livre de Collins reprend le mythe juif de ce serviteur de glaise maladroit et non conscient de sa force, qui peut être très utile mais aussi très dangereux. Le Golem dans le livre de Collins, c'est la science en elle même. Idée pas si folle a priori, pour moi qui ai tendance à coller l'étiquette "pente glissante" sur les problèmes éthiques que j'ai pu étudier. Mon grand travail serait de revenir sur les mythes originels du Golem, et voir si ils ont un lien avec une certaine considération de la Nature. Primary readings : non identifiés. Secondary readings : Collins, son Golem et ses critiques. 

Le seul hic, lié à cette révélation et sa temporalité, c'est que pour mercredi je dois avoir lu mes sources de base et avoir écrit 3 à 5 pages sur l'architecture et la thèse de mon paper. A cela s'ajoute encore du Goethe, beaucoup d'histoire des sciences, des travauxdans d'autres cours et un certain cahier à encore remplir. Plus l'escalade, la danse, la piscine, les soirées, et l'envie d'écrire...



                                                                14h45, vite vite vite au travail, en espérant être plus productive qu'hier
Par Chris
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Mardi 29 janvier 2008

PAs d'exercice de style, un message bien pourri pour raconter les ^péripéties du weekend. 

Je suis donc partie samedi matin à 9h avec le UTOC (Unversity of Toronto Outdoor Club) avec au programme samedi sur les pistes de Blue Mountain (à 2h de Toronto), nuit dans la "cabin" (cabane) du club, dimanche activités de plein air disponible à la cabane : raquettes, skis de fond, luges...

Vendredi soir j'ai emrpunté un snow board et les chaussures, pantalon, gants, lunettes qui vont avec à Coline, une bretonne sportive qui si elle avait pu aurait aussi ramener son cheval. Du coup j'ai t'ardé, bavardant avec elle et les autres filles. Au final couchée à 1h30. 

Le lendemain, emballage de sac, et départ. On a retrouvé les chauffeurs des voitures louées sur un des parkings de l'université. Nous sommes partis. Après une pause chez Timmy (Tim Hortons, le coffee shop canadien par excellence) pour le ptit déj'/déjeuner, on est arrivé au pied des pistes.

J'ai toujours eu un problème en tenue de ski : à 6 ans on me prenait pour un garçon, à 20 ans on me prend pour une fille en dessous de 18ans. Dans le cas présent ça m a offert une réduction sur mon forfait de remontés mécaniques. 

Après plusieurs heures de retrouvailles avec les sensations du snow board, et les magnifiques chutes qu'il offre, on a fait une pause, puis on est retourné sur lepistes de nuit. Finalement vers 9h on a repris les voitures vers la cabane où nous attendait le reste du groupe constitué de non skieurs. Il faut dire qu'apres 8h de snow board, j'étais créve et toute cassée. J'ai du tombé beaucoup de fois, roulé dans la neige. Et même si j'étais bien couverte, il arrive un moment où on a froid et où on a envie de s'assoir, s'allonger, etre installé bien au chaud autour d'un poele dans les fauteuil de la cabane. Sauf que...

...on s'est perdu et le trajet d'une heure a duré au moins le double...et quand finalement on a trouvé la route menant à la cabane, une des voitures s'est retrouvé dans un fossé plein de neige! Alors il a fallu continuer à pieds, avec els sacs...Quelques centaines de mètres dont 150m en montée. Et finalement la cabane. C'était un peu trop...On était vraiment fatigué après ça.On a ma,gé en silence les lasagnes gentillement cuisiné par Annemarie et Santiago et assez tot, je suis allée me coucher. 

Ce n'est que le lendemain matin que j'ai pu apprécié la cabane : une batisse tout en bois avec de mutiples mezzanines où se trouvaient pleid e matelas, d'une cabane elle a l'absence d'eau courante, les couchages rudimentaires mais avec une cuisine super équipée, de bons canapés, une surface énorme (on était une vingtaine!)...
 Je me suis réveillée au lever du soleil. Je suis sortie dans la neige, pour voir la lumière rose sur la cime des arbres. Un matin magnifique! 
Je me suis chargée du petit déjeuner pour toute la cabanée : pancakes, oeufs au plat, bacon, ... Un ptit déj gargantuesque! Puis on est parti avec les skis de fond (et d'autres en raquettes). 4h de ski de fond...C'était mon premier essai, ça m'a valu beaucoup de chutes! Le snow board m'avait tué les genoux, les coudes, les fesses...le skis de fond s'est chargé des chevilles, des poignets, et des bras.Ah oui et Annemarie dont la fixation des skis s'est cassée, s'est chargé du bleu sur le nez alors qu'elle portait ses skis sur l'épaule elle m'a cogné avec! C'est tellement bon d'être casse-cou ^^ J'avais pas eu autant de bleus depuis longtemps. Ca m'a rappelé ces trois étés de suite où j'avais collectionné les cicatrices des différents sports pratiqués. 

C'est donc un peu endolorie mais très heureuse que je suis rentrée de cette longue promenade dans la neige reflectant un beau soleil. On a fait qq descentes de luge (aka roulade dans la neige). Puis après déglaçage des vêtements on a pu rentrer. Le déjeuner était sur la table. Il a fallu ensuite rangé un peu. Je vous passerai l'épisode vaisselle avait gants en plastique dont l'intérieur était couvert de moisissures, l'eau noire de la serpillère, la tentative de séchage du pull qui avait roulé dans la neige,...Bref les petits revers de ce genre d'improvisation. Le pull a séché (en fumant!), la cabane est redevenue propre, la voiture est sortie du fossé. 

Vers 6h on a décollé. On s'est un peu perdu au retour (toutes les villes ont les mêmes noms de rues alors on a suivi la sortie Queen Street, mais pas Queen St de Toronto!). Dans la voiture c'était des vrais English, à la fin du trajet j'avais l'accent qui résonnait dans la tête. On se rassemble jeudi pour une séance escalade. (j'ai négocié jeudi pour avoir le temps de me remettre de ces courbatures avant d'en avoir d'autres.(Même le tango ça a été dur!)

Donc voilà, ce fut un weekend de découvertes, sportif, plutot sympa, avec quelques surprises, de bons fous rires, et de nouvelles rencontres...


                                                                     14h, de retour à mon bureau pour de vrai, il faut penser à travailler

Par Chris
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Lundi 28 janvier 2008
Il y a fort longtemps, du temps où l'on ne parlait pas de scientifiques, mais de penseurs, et où théoriser la chute d'un objet revenait à définir le fonctionnement et la composition du monde, Aristote s'est inspiré de la théorie des 4 éléments d'Anaximender pour expliquer la chute des corps. 

Chaque corps sublunaire est composé en proportion variable des quatres éléments : l'eau, la terre,le feu, et l'air. Le mouvement des objects est déterminé par leurs proportions respectives de chaque. Et l'objet tend à rejoindre son élément majoritaire. 

A la lumière de la théorie d'Aristote, je suis ce weekend arrivée à deux conclusions scientifiquement très intréssantes pour l'Antiquité : 1) la neige est un élément à part entière..., 2)...dont un corps peut être majoritairement composé. Dans le cas présent, ce corps c'est moi, vu ma tendance à y être irresistiblement attirée. Chutes, après chutes, après chutes, après chutes, et à force de rire, et de me rouler dans la neige, j'ai compris que Newton avait tort, et qu'Aristote avait raison. Que ce soit de mon snow-board ou de mes skis de fond, de ma luge ou de mes pieds, je chus dans la neige une bonne cinquantaine de fois au cours du weekend. Ceci n'a rien à voir avec les lois de la gravitation : tout est une question de proportion élémentaire! Corps majoritairement composée de neige, nouvel élément dans la quadruple nomenclature aristotélicienne, je tends irrémédiablement par mouvement naturel à retrouver mon élément, tout comme mon élément m'est tombé dessus de toutes directions sous forme de projectiles. 

 
                                                 23h, rentrée chez moi avec des courbatures et des bleus et de la nature enneigée plein les yeux

Par Chris
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Jeudi 24 janvier 2008

For sure! 

Certains d'entre vous le savent peut être, je suis danseuse. Pas une vraie danseuse, comme celles qui ont commencé à 5 ans et n' ont jamais arrêté depuis, les belles danseuses, incroyablement gracieuses, comme Gratiane. Non moi je suis une danseuse d'adoption. A Treize ans je faisais 4h d'escalade par semaine, autant de badminton, de l'équitation et plein d'autres sports qui changeaient selon les années...j'étais musclée, mais absolument pas souple. Et puis j'avais une grande soeur, qui s'essyait à la danse sous l'impulsion de ses copines, donc en même temps que l'envie d'être souple, j'avais le lieu et la réduction pour seconde inscription familiale. Donc j'ai commencé la danse. En dansant comme un pied, mais en m'assouplissant (eh oui, toutes ces heures creuses de collège passées à s'étirer devant la télé). N'empêche qu'en deux ans j'ai atteint mon but : j'étais assez souple pour mettre mon pied sur la prise d'escalade dont je venais d'enlever la main. J'ai continué 3ans chez Béatrice à danser donc. J'y ai rencontré Stéphane (souvenirs souvenirs!). Je ne savais toujours pas danser (à cette époque je pensais pouvoir rattrapper les vraies danseuses), j'avais le mooooove! 
Sauf que Béatrice est partie à la Réunion. J'ai donc fait une pause. Puis j'ai entendu que les élèves de Béa avaient migré chez Angélique. Alors j'ai migré, pour un an de hip hop. Oui le fait de ne pas savoir danser (et d'être un peu trop musclée et ronde pour avoir même l'air d'une danseuse) m'a fait chercher ma danse, ej me susi essayée au hip hop. Puis j'ai repris le jazz. En cours avancé parce que j'étais un peu vieille...même si je ne savais toujours pas danser.

Alors j'étais dans le cours des vrais danseuses, le même que Gratiane, oui oui! Disons que ça m'a tiré vers le haut. Ne vous méprenez pas, je ne savais toujours pas danser. Mais en sport j'ai toujours été très bonne théoriste, et en cours avancé on travaille la technique et on la théorise pour la mettre en pratique. J'ai donc appris si ce n'ai à avoir l'air, j'ai appris de quoi ej devais avoir l'air. Alors j'ai cherché (pas dans le mirroir, parce que les mirroirs de salles de danse sont effrayant, ils reflètent trop de vraies danseuses) dans le ressenti: l'arabesque en place, le plié dynamique, les en-dehors/en-dedans, l'équilibre, le fluide, les niveaux de déplacements (gardez le plier les filles!), le point du mirroir qu'il ne faut pas lacher en tournant, les sissones... Et j'ai trouvé : deux pirouettes, une arabesque, un grand jeté, une promenade, des triplettes en tout sens, des déboulés...bref de la danse qui commençait à y ressembler, en tout cas qui se ressentait. ¨Puis c'est la musique qui a commencé à me parler chorégraphie sur gotan project, puis evanescence, anna johnson...Danse, musique, émotion : le tout en un! A la sortie de ce spectacle, un copain (surement un peu flatteur) m'avait dit : "je ne te savais pas artiste".

Puis je suis partie à Paris. Le moove je ne l'ai pas perdu, mais la patience d'angélique, le voisin sur qui je pouvais tomber en ratant mes déboulés (n'est ce pas stéphane ;) ), eux si. La prof de jussieu était trop dure pour moi, celle de sciences-po trop yoga, mon appart'...hum c'était du parquet, donc il m'a vu danser! Mais...trop petit.

Alors je n'ai jamais arrêté de danser ("Danser la vie" aussi).C'est au moment des exams que ça me manquait le plus! Souvent mes explosions émotionnelles s'exprimaient en semblant d'esquisse de pas de danse, juste pour ressentir ça : la musique, les émotions, la danse : le tout en un! De même aux exams ici, ça m'a repris, la danse m'a manqué. Bien sur il y avait les parties, les qq folles nuit de danse...mais plus ce sentiment. Alors je me suis dit qu'ayant su trouver des cours de clarinette, je saurais trouver des cours de danse. 
Ca a commencé par un groupe motivé pour le tango...le groupe du lundi soir : cours d'une heure, diner, practice une heure de plus. Le tango c'est beau, mais pas danser par moi, pas encore! 
Et aujourd'hui il y a eu...le SWING! Je ne sais pas ce quec'est un mélange entre le charleston et le rock. Un grand délire dans une des plus belles salles de l'université. 50 jeunes qui se réunissent, mettent de la musique, suivent les "profs" une heure...puis se lachent pendant deux heures! 

Après 7ans environ, j'ai trouvé ma danse. La caractéristique principale du swing? Il faut être...sautillant, bondissant, tout le temps! Ca devrait en faire sourire certains, ceux qui me dédicacent des petits bonhommes jaunes bondissants ;) ceux qui jouent du super ska, ceux qui viennent avec moi en concert, ou encore celle qui hurle avec moi "ANOTHER BRICK IN THE WALL" dans descendant une rue en pente! (elle se reconnaitra :D )
Premier cours, mes pieds sont morts, mais je m'en suis plutot bien sortie.Et j'en veux encore! 

Maintenant j'attends Stéphane (oui oui le même que celui des cours de danse à 13ans) pour partager tout ça avec mon cavalier favori qui fait danser la valse à BEaubourg. Et puis clin d'oeil à d'autres cavaliers (Eloi, Seb, Guillaume...)

Ah oui...vendredi j'essaie un cours de jazz :D

Il ne me manque que les danses latinos...mais ça c'est à la charge des colombiens, très bons profs, présents à toutes les soirées! 

                      
                                                                      Presque minuit, assise, mais avec "Was I?" dans les oreilles musique toujours aussi sautillante qui va bientot me faire lever!

Par Chris
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Jeudi 17 janvier 2008
Ce furent une grande part des points forts de la semaine. 

Lundi : pas cours avant 15h. Mais je me suis levée très tot (7h) parce que vers 9h j'avai un rendez tééphonique avec mes futurs potentiels maitres de stagede la R&D sciences sociales d'EDF. Deux heures d'attente et de Richard Millet plus tard : DRING DRING! L'entretien a duré une demi heure environ, j'étais un peu stressée mais j'ai réussi à éviter ma voix de ptite fille derrière laquelle je me cache au téléphone. Beaucoup de questiosn sans réponse plus tard, je raccroche et respire enfin librement. Plus ça durait, plus je me sentais en difficultés, plus j'avais envie de l'avoir ce stage. Juste après j'ai écrit un mail à Nicolas (mon contact plus colloquial, maitre de conf du cours de carto), auquel il a répondu vite, de manière très gentille...La réponse officielle ne devrait tarder.
14h30 Je me dirige vers Victoria College à nouveau. Au programme : Age of Goethe, cours d'allemand de 4e année. Je vous avez expliqué je pense que mon objectif ultime est de lire Faust en allemand. Ce cours nous fait lire l'intégrale de Goethe en allemand. J'ai déjà choisi ma séance d'analyse de texte à l'oral : préface sur le théatre, les 5 premières pages de Faust. Si vous avez l'occasion de les lire, faites. certains connaissent déjà, ils ont eu une version de Faust pour un anniversaire ou dans un tas gigantesque de pièces de théatre (jamais lu, n'est ce pas la pomme?). Pour lundi il me faut (re)lire Werther (dans le texte bien sur) part 1. 
17h heure de pause avant le cours d'environmental ethics que je veux essayer. J'erre. Puis je me pose devant la salle. Il pleut froid dehors, je préfère la neige. Je reste une demi heure dans l'amphi, lui préférant....un cours de tango! 
19h je rejoins Annemarie, Stephi et les Colombiens (Juan et Santiago). Premier cours de Tango, on s'inscrit tous pour les dix leçons. Puis on va diner. Soirée très sympa, promettant de se reproduire souvent. 

Mardi : Histoire des Sciences le retour. J'y étais allée jeudi dernier, mais je n'avais rien compris, du fait de l'accent spécial du prof. Cette fois c'était mieux. J'ai tout compris. Et sinon mardi...pas grand chose...

Mercredi : Ecological worldviews. Un cours à l'essai, où je retrouve Annemarie. L'objectif : produire un research paper fondé sur un texte antérieur au XXe siècle qui présente une certaine vision du monde (sur le plan environemental/écologique bien sur). Des milliers d'idées : des correspondances baudelairiennes, au macrocosme Sturm und Drang (Goethe encore!), en passant par Bacon, les romantiques, Gibran? (avec un gros point d'interrogation), Humbold.......j'en oublie beaucoup! Il va falloir choisir vite...
Apres midi bibliothèque; puis piscine et visite aux Colombiens dans leur labo d'astrophysique avec Annemarie. 

Jeudi : aujourd'hui, cours d'histoire des sciences, re! Je suis en retard je suis en retard!

                                                          10h30, sur mon lit, toujours en pyjama, je suis censée partir dans 15 min!!!!
Par Chris
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Mercredi 9 janvier 2008

[Me voici revenue, revenues aussi les nouvelles]

Oui sans bagages. Parce qu'il y a eu dans ce départ quelquechose de définitif. Je suis vraiment partie, ne laissant pas d'inachevé. Je reviendrai bien sur, mais le non-retour est un non-retour à certaines choses  connues et aimées qui sont révolues : un appartement, des liens, cette vie que j'ai vue (le choix du verbe voir est pesé : il y a là dedans l'erreur des sens) parfaite quand je l'ai quittée la première fois...
De bonnes choses m'attendront à Paris, et dans toute la France : une nouvelle collocation, des amis, la moitié de mes vingt ans qui n'aura pas été consumée au Canada. Mais la structure que je connaissais, et que j'ai passé un semestre à regretter (le sage qui murmure parfois dans ma tête n'a su empecher ce regret), à tenter de conserver contre tout bon sens, elle a disparu. Ici ou là bas, ce sera du nouveau : donc pas un retour mais une renaissance. Alors j'ai tout à construire. Je ne dis pas que je suis plus sure de mes capacités aujourd'hui qu'au premier semestre de lier avec les gens, mais j'ai au moins multiplier mes envies, moteur significatif s'il en est! 
Alors j'espère pouvoir affirmer : finie la "desgana" (c'est un mot espagnol sorti de ma mémoire qui signifie la non-envie), les heures mornes...Il est temps de se remettre à mordre dans la vie, on ne m'a pas attendu ailleurs pour le faire! Il faut à ce qu'on m'a dit penser à soi et s'armer de confiance...

Il y avait qqch de définitif dans ce départ. j'arrive sans bagage. J'ai laissé espérances et attentes qui tombaient de je ne sais quel point vertigineux du ciel! Je vis ici, maintenant, dans l'inconnu : enfer ou paradis qu'importe!



                                                                                17h, back to Toronto, dans une explosion de valise et de volonté. 

PS : Pourvu qu'ça dure!
Par Chris
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Mercredi 19 décembre 2007

Dimanche matin, 9h. Un oeil qui s'ouvre...entrevoit la lumière blanche éblouissante de la fenetre...se ferme. On roule dans le lit, on se blottit...dormir encore...
Toc! L'oeil se rouvre, suivit de l'autre. De la lumière? blanche? Non non non!!!C'est au cerveau de se réveiller maintenant : c'est de la neige! 
Dzouing! Le lutin monté sur ressort envoie valsé la couette. Brr ça fait froid d'un coup! Il se demande bien pourquoi il a fait cette betise...quand le souvenir du coup d'oeil par la fenetre lui revient. LA NEIGE! 
Wahou! C'est la tempete dehors! La neige tombe en trombe comme si un ventilateur géant la projeter au sol. 
Hop hop hop! cric cric cric! 3bonds pour atteindre le fil, on ouvre le store. Pour dévoiler un monde en noir et blanc, couvert de coton dont l'épaisseur ne cesse de grandir. 
On ouvre les livres, en attendant que ça cesse de tomber pour les fermer. Des drôles de créatures se meuvent dans la blancheur : des lutins taille réduite avec des bonnets roses et des bottes de princesse qui tiennent la main de plus grands créatures, des noirs manteaux qui filent agacés, de gros parallèlépipède rectangle montés sur roues qui laissent derrière eux un nuage noir et glissent et frottent et freinent et peinent dans la rue non déblayées. Mais aucun bruit, tout est amorti par le coton dehors. Dans la chambre les pages qui tournent avec les heures...

19h ça cesse de tomber. Le lutin se prépare : collants, une paire de chaussettes, deux paires de chaussettes, des chausettes de lutin, un jupe qui contrairement au reste passera au dessus et pas dans la neige, un pull, deux pulls, trois pulls, un bonnet, des chaussures...
Clic clic, on ouvre les portes,on sort. 
Hop! Un bond pied joint dans la poudreuse par ci, un bond dans la poudreuse par là, une course effrénée dans les cinquante centimètres du trottoir. 
Hahahaha! Un fou rire incontrollable. zwiiiip! on évite qqcn de peu. 
TIn nin! Arrivée à destination. Les casseroles chantent (cling clong pang!) au 169 Lowther, repas de Noel. Mmmm grande tablée et jolis mets. 

22h il est temps de partir, mais le lutin veut encore marcher. 
Dring dring! Un coup de téléphone, on retrouve Casey. Re-course, PLAF! A plat dans la neige. Dzouing dzouing dzouing, un trois bonds de bottes de sept lieux au dessus des montagnes de neige repoussées on arrive à future's café. 

Et finalement....ZZZZZZZZzzzzzzzzzzz....on se rendort. 

La vie de lutin des neiges est une chose très plaisante, du moment ue dans les sacs se cachent des chaussettes sèches et des gants chauds. Elle a continué toute la semaine. Les chaussettes de lutin ont visité des salles d'examens, des chams de poudreuses, le campus tout entier...

Puis finalement hier, un groupe de lutin un peu fou a abandonné ses chambres respectives, pour construire...un IGLOO! n'est pas lutin du froid qui veut, et le déoupage des blocs de neige ainsi que son empilage demande une expertise paticulière. A l'aide du savoir faire du lutin Kasper, une armée de 15 lutins ont donc coupé, empilé,aplani, mis en forme des blocs...au milieu du campus. 5h plus tard, le soleil les privant de sa lumière, ils sont partis déjeuner avant de pouvoir finalement réchauffer leurs pieds gelés et sécher leur chausettes.


                                                                   13h30, avant d'aller admirer l'igloo fini, encore bien au chaud sur mon lit.

Par Chris
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Samedi 15 décembre 2007
J'ai hate de rentrer, de vous revoir (et tant d'autres),j 'ai peur de ne pas vouloir repartir. Les choses se passent bien ici. Mais je n'ai toujours pas dépassé le stade de la simple comparaison et mes sentiments pour ces gens, ces lieux demeurent désespérément pales à coté de ceux éprouvés en France. Je vivote : d'amourettes, d'amitiés minuscules, de passions dociles,...Tout est démesurément...petit. Trop petit pour moi puisque comme Cyrano "j'ai dix coeurs, vingt bras[...]il me faut des géants!" Je ne sais pas trop à quoi aspirer. Je me suis laissée un jour emballer dans un tourbillon que je savais éphémère...peut être cela m'a t il appris la prudence? Alors peut être qu'il y a de cela en plus des causes identifiées avant. Ce tiraillement entre un besoin vital de m'attacher, et un instinct de survie de rester mesurée. Ou peut être cela vient-il des autres, d'une incompatibilité? J'en avais déjà parlé, je ne sais toujours pas...

 
                                              17h, le lendemain d'une soirée pourtant délicieuse, à regarder la neige malmenée par le vent.
Par Chris
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Samedi 15 décembre 2007
...ma soeur est ENArque. 

Alors la première chose c'est : FELICITATIONS! Ensuite viennent les questions. Caveut dire quoi avoir une soeur enarque? On peut plus parler en rigolant de sa vie privée parce que ça risque d'influencer sa future carrière? Quand on me demande "que fait ta soeur" dois je répondre "Elle va conquérir le monde!"(ou la France)? Quand on me demande ou vit ta soeur "entre une ambassade, strasbourg et paris"? Sije dis "ma soeur est enarque, les gens ils vont penser quoi de moi : "wahou tu dois etre brillante" "oh ça doit etre dur de passer derriere" "toi aussi tu veux faire ça" ? Et quand je vais rentrer à Sciences-Po toute l'aministration qui l'a féliciter va t elle avoir une petitecloche qui sonne au nom de bakhache? etenfin : ne faudrait-il pas créer un groupe de "petits frères et petites soeurs d'énarques ou comment être le/la frère/soeur du prochain président de la République"? 


                                         20h30, comme les autres j'ai dit "je le savais", et maintenant je vais apprendre à "behave myself" ^^
Par Chris
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