...ou petite leçon d'histoire des sciences par Christelle Bakhache.
Je suis très heureuse de vous voir réunis ce soir pour ce colloc de dernière minute organisé en l'honneur d'un essay tout juste écrit et rendu sur le sujet "discuss the significance of the
development of new instruments in the chemical revolution". Suite à une conversation tendue entre notre orateur du jour et son professeur sur ce sujet, ce dernier a eu la grandiose idée de mettre
la question dans le test.
Je vous exposerai ma thèse et ses conséquences dans un essay sans plan et sans partie, comme je les sais si bien déconstruire.
Il fut dit dans les cours d'histoire des sciences que le role des instruments dans la révolution de la chimie des 18e et 19e siècles avait été trop longtemps négligé, et que c'est l'absence
d'avancées technologique qui a retardé la révolution dans le domaine chimique alors que depuis Galilée les nouveaux instruments étaient autant de fouets qui claquaient sur le dos des chevaux du
char Physique. Cette thèse voit donc dans le dévelopement du gasometre de lavoisier, ou de la "pneumatic through" (demandez pas la traduction je sais pas) l'élan qui était nécessaire à la
sortie de la chimie de son carcan de science non-baconienne, non-empiriste, non-scientifque, entachée par son ancetre l'alchimie et instrumentalisée par son maitre la
médecine.
La thèse que j'ai défendu dans cet essay (thèse développée, écrite et assumée en 20 minutes) est toute autre. La théorie qui prévalait parmi les chimistes de l'époque, Phlogistan chemistry,
laissait des questions sans réponse. En aprticulier une, sur le gain de masse de certains corps chauffé (alors que la phlogistan theory explique que le chauffage libère du phlogiston = perte de
masse). C'est le désir de répondre à ces questions sans réponse qui a, à mes yeux, poussé les chimistes à l'exigence quantitative. A peser, mesurer les réactifs et les produits à l'aide d'une
balance -instrument vieux comme le monde et à l'utilisation simple- ils se sont rendus compte qu'il y avait des gains de masse ne venant ni des solides, ni des liquides mis en réaction. Alors il
a fallu chercher ce qui pouvait contribuer àla réaction et y amener de la masse. C'est là et seulement là que la pneumatic through fait son entrée, permettant d'identifier la production de gaz
lors de certaines expériences, de les isoler et de les caractériser. Voici donc un nouvel instrument, mais qui entre en scène bien après qu'on aie commencé à regarder du bon côté et surtout à
faire entrer la chimie dans les standards de la science de l'époque. C'est l'exigence quantitative qui a amené le perfectionnement et le développement de nouveaux instruments de mesure (en
particulier de mesure de ce nouveau type de coprs : les gaz). C'est là que le grand Lavoisier peut développer son attirail de guerre au nom de l'image de la grande Chimie et fournir cette
Dame en instruments chers, innovants, et compliqués pour partir avec autant de fouets à la poursuite de la si scientifique Physique Newtonienne. Gasomètre, balance précise, mesure de
calorique...Le bal des instruments est ouvert pour satisfaire à l'exigence quantitative qui est venu avec la révolution théorique et le coup d'oeil ingénieux aux petites bulles qui s'échappait du
tube à l'essai de notre bon vieil alchimiste, iatrochimiste et pairs...
15h15, sur mon lit, à me demander combien de temps cette fertilité intellectuello-dérangée va durer.
PS: suicide académique parce qu'ils attendent une récitation du coursdans ces essays...